Life Of Irony

Life Of Irony
Bienvenue sur Life-Of-Irony, story



Prologue

« Il y a ceux qui vivent dans un monde protégé de toute angoisse, de tout doute. Un monde si beau que le destin semble sourire à tous. Puis, il y a les autres, ceux qu'on ne cite jamais, ceux qui ne sont pas riches & qui n'ont jamais connu cette vie de feuilleton télévisé. Des êtres humains, comme vous & moi, la seule différence réside dans le fait qu'ils n'ont pas eu de chance. Pour l'ensemble de ces personnes, la vie n'est qu'une étape à passer, chaque jour qui s'écoule n'est qu'un jour de moins avant de mourir. Ces âmes perdues qui ne savent point de quelle manière ils peuvent retourner sur le droit chemin, la plupart n'ont même jamais marché sur ce droit chemin. Ces gens pour qui la vie n'est qu'ironie. Ceci est leur histoire ... »


-En deux mots, la vie c'est un tas de conneries. Sérieusement, guys, pensez-y. Le fameux gars en haut qui nous manipule comme si on était ses petits pantins, vous croyez qu'il nous veut du bien ? Bien voyons, si c'était le cas, il n'y aurait pas de famine, pas de guerre, pas de mort inexpliqué & ma s½ur serait toujours en vie. La vérité, c'est que pour dieu, on est le dernier jeu de société à la mode. Nous sommes ses meilleurs pions, that's it. Je t'emmerde dieu !Alexander Galloway, 18 ans


-Le destin & le karma, ces trucs-là, ce n'est qu'une histoire pour faire dormir les enfants. C'est aussi faux que Cendrillon & les 7 nains. Si ça existait vraiment, vous croyez vraiment qu'on rencontrerait tous ces tarés à nos premiers rendez-vous, que ça nous prendrait 20 millions de rencontres avant de tomber sur «le bon» alors qu'on a une vie totalement saine, ou encore que mon père me battrait ? Ouais, le karma, mon ½il ! Tout ça, c'est des sources d'espoir pour ceux qui ne savent pas à quoi s'accrocher & un beau jour les illusions tombent & on se rend compte que la vie n'est rien d'autre qu'une immondice d'injustice. God, je les renverrais dans leur tombe ces foutus philosophes.Abby Connors, 16 ans


Abby Connors feat_Jessica Stroup
Alexander Galloway feat_Matt Lanter



©Tout droits réservés©
Jen'




1 commentaire sur le dernier article pour être prévenu

# Posté le jeudi 02 juillet 2009 16:37

Modifié le dimanche 02 août 2009 13:00

Chapitre 1 : Welcome in town.

Chapitre 1 : Welcome in town.
Hero Of War, Rise Against


Denver, Colorado, 567 000 habitants. C'était tout ce que je connaissais de cette ville en passant la barrière du «Welcome to Denver », 12 ans plus tôt. Aujourd'hui la liste s'est allongée, je rajouterais à la suite du nombre d'habitants : « ville de tarés ». Besoin de confirmation ? Un homme venait tout juste de m'écraser le pied gauche en passant près de moi, sans s'excuser, bien entendu. Satanées autobus, ce que je pouvais détester tous ces transports en commun. Je bénissais d'ores et déjà le moment où j'aurais mis assez d'argent de côté pour m'acheter ma première voiture.


- Hé, ho, ce n'était pas un défaut dans le plancher !


L'espèce de salaud : il ne se retourne même pas & j'entends la vieille ridée de gauche s'exclamer que « de nos jours, les adolescents... ». C'est bien ce que je disais, des tarés, que des tarés ! Je soupire & monte le volume de mon I Pod, la musique y'a que ça de vrai dans ce bas monde. Mon menton oscille au rythme des paroles de Hero of war, dernier chef-d'½uvre de Rise Against. Je jette un coup d'½il par la fenêtre en face de moi, les buildings, les maisons & les restos' défilaient devant moi tel un vieux film sur bande magnétique. Je soupire, je détestais la fin du mois d'Août, parce qu'elle rimait avec rentrée scolaire et dans mon cas, c'était toujours une nouvelle école qui était au rendez-vous. Si ça continuait, à la fin de l'Université, si je me rendais jusque là, j'aurais fait le tour des écoles de Denver ! Une année complète dans un établissement c'est suffisant, parce que voyez-vous, c'est juste assez pour se lier convenablement avec des gens sympathiques & juste assez pour se bâtir une vie potable. D'après mon père, c'est surtout juste assez pour ne pas éveiller les soupçons. Un an, jamais plus. Voyons donc, moi avoir le droit d'être heureuse ? Oui, bien entendu, pendant 180 jours. Comme si à force, j'avais la patience de tout recommencer à chaque damnée fois. Non, à la longue, j'ai décidé de tout simplement subir. Subir tous les 180 jours de cours que j'avais à faire, sans plus, pas d'amis, pas de relations, juste subir.


Cette année, c'était la West High School qui allait avoir l'honneur d'accueillir la fameuse Connors. Un bel établissement, une bâtisse superbe à l'allure imposante. Le confort d'un collège privé dans une école public. Tout du rêve américain, n'est-ce pas? Quelle chance j'avais. Mon c½ur s'en réjouissait déjà.


L'autobus public s'arrête de façon sèche à l'angle de deux intersections fréquentées, je lève la tête, ce n'est que le feu rouge. Je reporte mon regard sur ma source d'échappatoire et monte le volume de deux décibels supplémentaires. Le tas fripé à ma gauche recommence à rouspéter, je n'entends qu'un mot sur deux : «...indifférent...la...vie...impertinent ...sourd...avant.. ». Je lève les yeux vers le plafond, ce que ces frustrés pouvaient m'exaspérer. Bon okay, leur jeunesse s'était envolée, était-ce là une raison pour nous le faire payer, à nous, adolescents d'aujourd'hui ? Il faut savoir évoluer & s'adapter au changement, bande de vieux croutons.


Les minutes passent & une bâtisse apparaît bientôt à l'horizon. Une bâtisse scolaire. Plusieurs jeunes se lèvent & je les suis. L'appareil s'immobilise & nous laisse sortir à la queue leu leu. Je fixe les marches, histoire de ne pas me blesser & une fois à l'extérieur de l'engin je relève le menton. Un énorme édifice de brique beige me saute au visage, long, 3 étages, un hall style cathédrale ayant un étage de plus. Yes, une école de gens riches & célèbres ! La devise de l'endroit ? Home of the Cowboys. Ça promettait, je le sentais. – Abby


1 commentaire pour être prévenu

# Posté le vendredi 03 juillet 2009 13:52

Modifié le mardi 07 juillet 2009 22:18

Chapitre 1 : Welcome in town (2)

Chapitre 1 : Welcome in town (2)
Holiday in the Sun, Weezer


O
rlando, Floride, des milliers de bronzés superficiels. L'argent la réponse à tout de nos beaux jours. Quelle belle époque ! Vous n'adhérez pas à ma philosophie ? Shit, pensez-y deux secondes ! Cause d'un grand nombre de divorce : problème d'argent. Cause de milliers de suicides : dettes. Cause du taux élevé d'analphabétisme des pays du tiers-monde : pauvreté. Tout est lié à l'argent.


- Monsieur Galloway désire-t-il un autre verre ?


Je lève la tête vers la voix masculine qui a interrompu mes pensées et découvre un serveur, plateau en main. Je baisse mes lunettes de soleil sous mon nez pour mieux le distinguer et hoche la tête d'un air blasé. Une fois l'ancien verre sur son cabaret et le nouveau dans ma main droite, je remets mes lunettes dans leur position initiale et pose mon regard sur la piscine qui se trouve à moins d'un mètre de moi. Un immense bassin bleu turquoise rempli de nanas blondes à la poitrine refaite en train de tenter de séduire ces innocents de monsieur muscle boostés aux stéroïdes. Quel beau spectacle.


Je soupire de lassitude et du haut de ma chaise longue, je pose ma main gauche sur le sol et tâte le béton jusqu'à empoigner mon I Phone qui faisait entendre sa sonnerie.


- Alex le magnifique, répondis-je cyniquement.


- Alexander, c'est maman.


- Oh maman, comment vas-tu ? dis-je d'un air faussement enjoué.


- Alexander Galloway ne joue pas ce numéro avec moi.


Je décolle l'engin numérique de mon oreille, le temps qu'elle arrête de crier. À croire qu'elle avait quelque chose à me reprocher. Ah, mais oui, elle avait de quoi crier, en y réfléchissant bien : j'étais partie en Floride tout l'été en volant une somme importante d'argent à mon taré de cousin. Ce dernier ne pouvait pas me faire accuser, c'est ça la vie des fournisseurs de drogue. C'est lui qui se retrouverait dans la merde s'il tentait quoi que ce soit.


La voix de ma génitrice me sort de ces bons vieux souvenirs, toujours en criant. Si elle pouvait au moins baisser d'un ou deux décibels. Satanées femmes.


- La rentrée était aujourd'hui à la West High. Je ne veux pas entendre une autre de tes excuses pitoyables. Demain matin, tu traverseras l'enceinte de ton école, où que tu sois. Si tu tiens à la vie, tu seras de retour.


Et elle raccroche sans un mot de plus. Ce que les femmes peuvent être susceptibles parfois. Je me lève et place mon téléphone cellulaire dans la poche arrière de mon short, j'enfile le t-shirt blanc qui traînait à quelques pas et avale d'un seul trait le liquide se trouvant dans mon verre. Une fois mes Adidas dans mes pieds, je me dirige vers la porte la plus proche et infiltre l'hôtel cinq étoiles où je séjournais.


J'avais manqué la rentrée alors. Comme si ça pouvait avoir une importance quelconque pour ne serait-ce qu'une personne. Il y avait bien quelqu'un pour qui tous ces évènements bâtards auraient comptés, mais aujourd'hui ça n'avait plus aucun sens. Si je détestais cela, c'était aussi parce que j'avais été recalé l'an dernier et que je ne pouvais pas accéder à ma terminale cette année. Deux autres foutues années à la West High School avant d'être débarrassé de ce calvaire. Je me réjouissais déjà de revoir toutes ces connards du Colorado.


Arrivé dans le Hall, j'aborde l'homme qui se trouve derrière le comptoir.


- Faut me trouver un billet pour Denver, pour ce soir.


- Vous nous quittez monsieur Galloway.


- C'est ça, je vous quitte.


Colorado, here I come. Shit! Il me tarde de retrouver cette bonne vieille terre, je sens déjà l'excitation me gagner. Puis, quoi encore.
- Alexander-

1 commentaire pour être prévenu

# Posté le mercredi 08 juillet 2009 15:38

Modifié le jeudi 09 juillet 2009 21:03

Chapitre 2 : Here we go...Again

Chapitre 2 : Here we go…Again


West High School, deuxième jour de pur calvaire. Je pourrais voir les choses positivement et me dire que la rentrée était enfin passée. Je pourrais, mais je ne le ferai pas. Le truc avec la vie, c'est qu'on a toujours le choix. Enfin, c'est ce que les gens pensent, mais bien souvent ça se résume à plusieurs choix, mais une seule solution. Dans mon cas, j'ai choisi de détester cette école, seule option plausible. Welcome to the Home of the Cowboys, très peu pour moi. Tout respirait le synthétique dans ce foutu établissement. La direction : complètement gaga. Les grands-frères & s½urs qui prennent les nouveaux étudiants sous leurs ailes : recherchent seulement à gagner des crédits en plus. Les serveuses à la cafétéria : pires que mes propres tantes. Même les bouquins me paraissent irréalistes, en parfait état, comme s'ils n'avaient jamais servis. Ma première journée avait été des plus barbantes, accueillie comme une reine avait dit le directeur adjoint. Vous voulez rire de moi ou quoi ?


Les étudiants, plus particulièrement les étudiantes détestent le changement, surtout lorsque ce changement est une nana – dans ce cas si on parle de moi –. Il faut le dire, je ne suis pas ce qu'on pourrait appeler une laideur & puis les mecs – tous des pervers la plupart du temps – aiment bien me jeter un regard ou deux. Bien entendu, le rêve se détériore lorsqu'ils se rendent compte que je suis une addicted to the Rock Power. Les filles avec du caractère ça ne les intéresse que très rarement ce genre de garçonnet là. Ce qu'ils veulent c'est la soumission, le plus pitoyable dans tout ça, c'est que bon nombre de filles leur donnent ce qu'ils veulent...Tout ça pour dire que ma première journée ne m'avait pas donné l'envie de revenir ce matin. C'est pourtant ce que j'avais fait. J'avais repris ce damné autobus de ville, sans connard cette fois-ci ni vieille folle en manque de sexe, pardon d'affection.


So, here we go again, ma petite personne se retrouvant pour une deuxième fois devant cette bâtisse beaucoup trop sophistiquée pour ma coiffure. Je mâche mon chewing-gum en exagérant juste assez pour qu'on ne m'aborde pas et j'hâte le pas, ne désirant pas me faire remarquer par les professeurs en arrivant en retard. Mon apparence était assez dévastatrice auprès d'eux, s'il fallait en plus de ça qu'ils soient sur mon dos dès la première semaine de cours... Au final, c'est eux qui s'en sortiraient mal en point, mais je n'avais ni l'envie ni le temps de sortir les griffes en cette matinée ensoleillée de fin d'Août.


C'est d'un pas las que j'entre dans le local d'anglais pour m'asseoir sur une chaise au troisième rang. Je m'apprête à sortir les trucs indispensables de mon sac noir, lorsqu'on me bouscule exagérément, comme si la place n'était pas suffisante pour qu'un éléphant puisse s'introduire sans difficulté. Denver la capitale des tarés, c'est moi qui vous le dit.


- Faut pas s'excuser surtout, dis-je sans même lever mon regard vers le coupable.


- Ouhla, est-ce qu'elle mord ?


Je ne prends surtout pas la peine de répondre à cette réplique de bas étage et pose un cahier spiral sur mon pupitre, alors que la cloche – quel son minable – ce fait entendre & que l'enseignant commence son baratin que je n'écoute pas le moins du monde. De toute façon, à quoi bon en apprendre sur des vieux auteurs. Lire leurs ouvrages je veux bien, mais tout savoir sur leur vie, non merci. Ce n'est pas comme si moi et Shakespeare on était bon copain. Je me contente de Roméo & Juliette, Hamlet & Cie, that's it!


La main droite soutenant ma tête, je crayonne nonchalamment sur la couverture de mon cahier visant à prendre des notes, lorsque j'entends un son lointain se répéter et se répéter pour une fois de plus se répéter.


- Mademoiselle O'Connors ?


Et merde ! Qu'est-ce qu'il voulait ce vieux bouffon, je ne savais même pas de quoi il était question. J'entends un toussotement derrière moi qui ressemble un peu trop à une réponse soufflée. Je n'ai pas le temps de me demander si on se fou de ma gueule ou non, alors je répète simplement ce qu'on m'a au préalable chuchoté.


- Vérone.


- En effet, merci de nous suivre. Alors comme nous l'avons dit quelques minutes plus tôt & comme mademoiselle O'Connors vient de nous le rappeler, la pièce Roméo et Juliette prend place à Vérone, en Italie...


Je soupire & jette un coup d'½il derrière moi, une brunette me sourit agréablement. Je me force pour lui envoyer le même genre de sourire. J'avais eu chaud, sûrement autant que Roméo lorsqu'il avait cru perdre sa Juliette à tout jamais, quoi qu'en y pensant bien : il l'avait perdue à tout jamais. Je sentais qu'on me réservait à peu près le même sort ici. Vive l'intégration, je vous dis pas comment je me sens à ma place. Et puis, quoi encore ...
- Abby -


1 commentaire pour être prévenu.
Réel départ de l'histoire au prochain article =)

# Posté le mercredi 22 juillet 2009 23:01

Modifié le mercredi 22 juillet 2009 23:32